Circuit historique

La Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue a une histoire riche et un patrimoine bâti très étoffé. Afin de découvrir les merveilles architecturales et d'en apprendre plus sur l'histoire de la Ville, et sur son rôle dans l'évolution de Montréal et du Québec, nous avons préparé un circuit piétonnier qui transporte les visiteurs au travers l’histoire du territoire. 

Découvrez l'histoire de la Ville en visitant les sites suivants :

 

Crédit : Anne-Marie Dufour

Maison de la Baie d'Hudson
9, rue Sainte-Anne, Sainte-Anne-de-Bellevue

Cette maison construite par Peter Grant vers 1799 servait d’entrepôt de fourrures pour cet officier de la Companie du Nord-Ouest. Elle devint propriété de la Compagnie de la Baie d’Hudson vers 1820 lors de sa fusion avec la Companie du Nord-Ouest. La nouvelle compagnie y établit commerce et entrepôt. Le bâtiment aurait par la suite servi de caserne à la Gendarmerie royale du Canada. Puis, il a été converti en hôtel (fin 19e siècle) réputé pour le Tea Room de madame Wright et le pavillon de danse, très appréciés des villégiateurs. Sa maçonnerie de pierres de moellons est caractérisée par les chaînages de pierres de taille aux angles des murs. À l’origine, son toit était à deux versants et muni de murs coupe-feu qui ont depuis disparu lors de la transformation de la couverture en toit à mansarde à la fin 19e siècle. 

 

Hôtel de Ville
109, rue Sainte-Anne, Sainte-Anne-de-Bellevue

Bâtiment datant de 1860, c’est, à l’époque, une résidence privée appartenant à la Famille Pilon. Constituée le 18 avril 1878, la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue  fait l’acquisition de cet édifice seulement en 1907 et le réaménage  en hôtel de ville afin d’y loger la salle du conseil et différents locaux d’utilité publique.  L’immeuble a été transformé à maintes reprises depuis qu’il est propriété municipale. Tant bien qu’en 2013, afin de souligner la grande valeur patrimoniale de cette propriété, la façade de l’hôtel de ville a été complètement restaurée afin de lui redonner la prestance qu’elle avait en 1935, moment où elle abritait un bureau de poste et une caserne.

 

Maison Simon Fraser
153, rue Sainte-Anne, Sainte-Anne-de-Bellevue

La maison Simon-Fraser aurait été érigée entre 1790 et 1810 pour Peter Grant (vers 1764-1848), l'un des associés de la Compagnie du Nord-Ouest. Le poète irlandais Thomas Moore (1779-1852) y aurait séjourné en 1804 et composé son célèbre texte « The Canadian Boat Song ». À la suite de l'incendie du manoir de la seigneurie de Bellevue survenu en 1820, Simon Fraser (1760-1839), propriétaire du fief et également associé de la Compagnie du Nord-Ouest, acquiert la demeure pour en faire son manoir. Ses descendants en demeurent propriétaires jusqu'en 1965. 

Entre 1850 et 1890, la demeure est modifiée notamment par l'ajout d'un porche néogothique en façade et d'un tambour sur l'un des murs pignons. Elle subit de nouvelles modifications en 1892-1893, alors qu'elle est subdivisée en deux logements. Par la suite, les lucarnes sont garnies de frontons à arc surbaissé, tandis que les murs coupe-feu supportés par des consoles en pierre sont rasés lorsque la toiture est modifiée. De 1906 à 1954, la propriété abrite une succursale de la Banque de Montréal. Grâce à l'appui de la Société historique du Bout-de-l'Isle et de la fondation Héritage canadien du Québec, la maison Simon-Fraser est restaurée en 1962, dans le respect de l'évolution de l'édifice. Ces travaux sont effectués sous la direction de l'architecte Percy Roy Wilson (1900-2001), l'un des précurseurs de la restauration architecturale moderne dans la région de Montréal. La maison Simon-Fraser est classée en 1962. Elle est vendue à la fondation Héritage canadien du Québec en 1965.

 

Église Sainte-Anne-de-Bellevue
1, rue de l'Église, Sainte-Anne-de-Bellevue

Les Sulpiciens réservent dès le 18e siècle des terres à la pointe du Bout-de-l'île (ancien nom de Sainte-Anne-de-Bellevue) et y construisent une chapelle, qui sert autrefois de lieu de culte et de fort. Érigée canoniquement en 1831, la paroisse Sainte-Anne utilise la chapelle construite au 18e siècle jusqu'à ce qu'elle fasse construire une nouvelle église plus volumineuse, entre 1853 et 1856. Les sommes payées par la Compagnie du Grand Tronc pour acheter des sections du cimetière aident à payer la construction de l'église. Un nouveau presbytère est construit en 1890. À la même époque, la vieille chapelle est démolie pour être remplacée par le Couvent des Soeurs de la Congrégation Notre-Dame.

L'église est agrandie et réaménagée vers 1882, puis l'intérieur est rénové au début du 20e siècle, dans les années 1930 et dans les années 1960, suivant les directives du Concile de Vatican II. Les transformations réalisées en 1936 donnent un tout nouveau style à la décoration intérieure et à plusieurs éléments extérieurs dont le clocher, le toit et les fenêtres.

Située face au Lieu historique national du Canada du Canal-de-Sainte-Anne-de-Bellevue, l'église est également localisée sur l'un des tracés fondateurs du quartier - le Chemin Sainte-Anne - et son environnement conserve un caractère rural et pittoresque.

 

Couvent de Sainte-Anne-de-Bellevue
171, rue Sainte-Anne, Sainte-Anne-de-Bellevue

C'est à la demande de Georges Fidèle Octave Chèvrefils, curé de Sainte-Anne-de-Bellevue de 1858-1903, que la Congrégation de Notre-Dame accepte la direction d'une nouvelle maison d'enseignement, dans le village de Sainte-Anne-de Bellevue. La sacristie attenante à l'ancienne église, transformée en école depuis 1858, fait office de résidence. L'année scolaire débute le 6 septembre 1895; 97 jeunes filles y sont inscrites.

Le 22 février 1900, les sœurs emménagent dans une nouvelle école plus spacieuse, construite sur le site de la vieille église. Les 8 premières pensionnaires sont accueillies en 1908 alors que le couvent compte 186 écolières. Au début des années 1930, on compte 35 pensionnaires parmi les 221 élèves inscrites. La Congrégation procède, en 1935, à l'achat de la résidence voisine du pensionnat : elle est convertie en école annexe et permet l'organisation de classes de langue anglaise. Le 26 janvier 1962, la Commission scolaire de Sainte-Anne-de-Bellevue centralise l'enseignement à l'école Saint-Georges, près de Senneville. Le pensionnat ferme ses portes et le couvent devient un lieu de résidence pour les religieuses enseignantes ainsi qu'une maison de repos et de vacances pour les sœurs de la Congrégation. En 1975, le couvent est vendu à la ville et le couvent est transformé en centre socioculturel, puis en logement pour personnes âgées.

Texte adapté de Croire et Vouloir