Historique

 

Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue

Code géographique : 66117



Désignation : Ville 
Constitution : 18 avril 1878 
Fusion avec la Ville de Montréal :  1er janvier 2002 
Reconstitution : 1er janvier 2006 (Décret 977-2005) 
N.E.Q. : 8831858301
Superficie : 11,20 km2 
Population : 5 012
Région administrative : Montréal (06) 
Circonscription électorale : Québec / Jacques-Cartier (412) 
Année des prochaines élections : 2017
Mode d'élection : en Bloc 
Division territoriale : Districts (6) 
Gentilé : Annabellevois, oise 


Située originellement sur une pointe de la Baie d'Urfé (de nos jours Pointe Caron), les débuts de la paroisse remontent vers l'an 1663. Monseigneur de Laval s'est rendu sur le haut de l'île en compagnie de Messieurs les Abbés Berny, curé de Lachine et Dollier de Casson, vicaire général, pour y fixer les bornes de la Mission Saint-Louis. Celle-ci comprenait alors tout le bout de l'île incluant Pointe-Claire, l'Île-Perrot, Soulanges, Vaudreuil et l'Île aux Tourtes. Cette mission fut desservie par Monsieur l'Abbé François d'Urfé (dont la municipalité voisine porte, de nos jours, le nom). 

Cette desserte fut maintenue de 1677 à 1703, année de la nomination du premier curé résident et de l'ouverture des registres de la paroisse.

L'érection canonique eut lieu le 20 septembre 1685, sous le nom "Saint-Louis-du-Bout-de-l'Île".

Au cours des années 1672-1680, Louis XIV, roi de France, ordonna de morceler cette partie de l'Île en fiefs dont un fut concédé à des colons et reçut le nom de fief Bellevue.

C'est pour évoquer le souvenir de ce dernier que la paroisse reçut le nom de Bellevue.

Quant au vocable de Sainte-Anne, il lui fut donné à la suite de circonstances qui méritent d'être mentionnées.

Au début de son histoire, la mission subissant les menaces incessantes des Iroquois, a dû se replier. M. l'Abbé d'Urfé transféra ses registres à Lachine et quant à la mission elle-même, elle se transporta en tête des rapides, à proximité des forts de Senneville et de l'Île aux Tourtes. Sur cette dernière, Monsieur l'Abbé de Breslay continua, dans l'humble chapelle, l'œuvre de son prédécesseur l'Abbé d'Urfé: l'apostolat missionnaire. Le nombre des Iroquois venant s'établir près des forts grandit sans cesse, aussi la chapelle devint-elle bientôt trop petite.

Un évènement miraculeux permit de pallier cette situation :

Vers 1712, l'Abbé de Breslay, rentrant nuitamment de visiter des malades, fut pris dans une violente tempête de neige. Son cheval s'égara, s'emballa et finalement, le renversa sur la glace. S'étant fracturé une jambe, il se vit sans secours humain possible. Ayant fait vœu de faire ériger une chapelle consacrée à la bonne sainte Anne s'il réchappait de cette mésaventure, il eut l'heureuse surprise, quand il revint à lui, de se trouver dans son lit, sans savoir comment il y était parvenu. Dès lors, il s'empressa de mettre tout en œuvre afin de réaliser sa promesse. Non loin de la grève, s'éleva bientôt la première église connue sous le nom de Sainte-Anne.

La municipalité du Village de Sainte-Anne-de-Bellevue a été fondée le 18 avril 1878, puis ce dernier fut incorporé en ville le 12 janvier 1895 en vertu de l'Acte 58 Victoria chapitre 56.

En 1911, un territoire en fut détaché pour devenir la Ville de Baie d'Urfé.

Au XXe siècle, la transformation de cette partie nord-ouest de l'Îîle fut considérablement accélérée par l'établissement d'une école d'agriculture : le Collège Macdonald, campus affilié à l'Université McGill. Cet établissement d'enseignement rural a vu le jour en 1907 et est toujours en opération.

En 1917, le Gouvernement Fédéral fit ériger un hôpital destiné à donner des soins aux vétérans des deux guerres mondiales, (aujourd'hui) l'Hôpital des anciens combattants.

La Garden City Press, imprimant des revues techniques de grande valeur, s'est installée ici en 1919. Quant au pont Galipeult, sa construction date de l'année 1924.

Pour conclure, disons que l'évolution de Sainte-Anne-de-Bellevue dans la voie du progrès a fait des pas de géant (grâce à l'aéroport de Dorval, les quatre parties du monde sont à notre porte).


La petite histoire du Cana
Le premier canal et la première écluse furent construits entre 1840 et 1843. Le quai du Gouvernement, au pied de la rue Saint-Pierre, fut aménagé aux alentours de 1850 et utilisé à la fois par les bateaux de voyageurs et de marchandises. Le canal et l’écluse actuels furent aménagés entre 1875 et 1882, parallèles aux anciens, avec de nouvelles cales où les citoyens pouvaient arrimer leurs bateaux. 

Parmi les bateaux de voyageurs faisant escale à Sainte-Anne, notons le Old Field avant 1860, le Prince of Wales entre 1860 et 1869, le Sovereign à partir de 1889 et l’Empress jusqu’en 1935.

Aujourd’hui, des plaisanciers d’un peu partout de la province et des États-Unis nous visitent chaque été et empruntent allégrement notre belle écluse qui fait notre fierté. 
NOMS ANNÉES
 Jules Tremblay  1878-1879
 Thomas Grenier    1880-1884, 1885-1886
 Antoine St-Denis  1881-1883
 D. Lebeau  1887
 L. Michaud  1888-1897
 M. C. Bezner   1898-1899, 1901-1905, 1909-10, 1915-1916
 L.N.F. Cypihot  1900, 1921-1922
 J.A. Aumais  1906
 Guisolphe Daoust  1906, 1917-1920
 Bruno Lalonde  1907-1908, 1913-1914
 Joseph Séraphin Vallée    1911-1912
 L.J. Boileau   1923-1931, 1933-1934
 A.R. Demers    1932, 1935-1938
 E.E. Deslauriers   1939-1951
 Philippe Godin  1951-1965
 Jean-Louis PAQUIN  1965-1973  
 Alphonse Trudeau  1973-1978
 Marcel Marleau  1978-1984
 René Martin   1984-1994
 Bill Tierney  1994-2001, 2005-2009
 Francis Deroo  2009-2013
 Paola Hawa  2013...